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L’importance du jeux pour le chien
Les activités ludiques sont une composante indispensable à l’équilibre psychologique du chien. Elles révèlent la nature des interactions d’une meute, qu’elle soit composée de plusieurs espèces (humains, chiens, chats…) ou d’une seule. Le chien étant un mammifère social (qui vit en groupe), il est indispensable qu’un ordre y règne, et même s’il n’y parait pas lorsque 10 chiens se poursuivent en jappant, tout cela est bien organisé : on ne joue pas n’importe comment.

Le jeu est une simulation de combat ou de prédation, dont le but est d’obtenir le contrôle de l’autre.

Même s’il s’agit d’un contexte ludique, l’intention est là.

D’ailleurs, chez les humains, qui peut affirmer qu’un jeu est innocent ? Les psychanalystes ne se gênent pas pour évoquer toutes les motivations inconscientes que chacun amène avec lui dans sa participation.

Le Grand Dictionnaire de la Psychologie indique que le jeu est un « mode d’activité polymorphe observable avec une fréquence d’autant plus grande qu’on s’élève dans l’échelle animale et tenant d’autant plus de place dans la vie d’un individu que celui-ci est jeune. ». Cela signifie que pour jouer, il faut être évolué. Le jeu fait intervenir des signaux complexes pour montrer aux autres individus que l’on joue. Ces signaux existent dans toutes les espèces à capacité ludique. Les activités ludiques sont communes à la plupart des espèces mammifères, mais elles sont les plus diversifiées chez celles que l’on qualifie de « plus évoluées ». Elles prennent aussi des formes variables et occupent plus ou moins de temps selon les espèces.

Les éthologistes indiquent au sujet des jeux entre chiens qu’il s’agit d’une activité fermée sur elle-même car déclenchée par une motivation intrinsèque et très peu par des stimulations externes. Il n’y aurait donc pas besoin de renforcements extérieurs pour se produire (sauf dans le cas de jeux entre humains et chiens, où l’une ou l’autre des parties peut être à l’initiative).

Karl GROOS indique que le jeu est une nécessité pour les animaux adaptables qui viennent au monde avec un répertoire limité d'activités innées et qui doivent apprendre à s'ajuster aux autres animaux, à assimiler des informations, à perfectionner des aptitudes.


Rôle éducatif

Les chiots jouent dès la quatrième semaine de vie, lorsque la myélinisation de leur colonne vertébrale et la maturation de leurs sens, leur permet de se mouvoir. Ils sont souvent patauds et maladroits, et peuvent même se blesser mutuellement par accident. Justement, les jeux concourent à l’éducation de tous puisque par exemple, l’apprentissage de l’inhibition de la morsure s’opère grâce à leurs interactions : ne contrôlant pas encore la force de sa mâchoire, un chiot peut faire mal à un autre, qui va se mettre à geindre ou japper, dans le but de faire cesser le premier. Le chiot trop hardi apprend rapidement qu’il doit maîtriser la pression de sa mâchoire.

D’autre part, les jeux entre le maître et son chien sont un excellent moyen de créer des liens entre eux, et de poser les premières règles de vie dans la famille. On apprendra au chiot qu’on peut jouer sans mordre l’autre, ni lui sauter dessus. Durant les séances de dressage, on alternera les apprentissages des positions ou du rappel, avec les parties de balle, de course, de cache-cache. On peut d’ailleurs utiliser des techniques ludiques pour éduquer son chien : il apprend alors en s’amusant, et le maître apprend la patience et la persévérance.


L’interaction sociale

Pour un observateur attentif, les moments de jeux entre chiens sont très révélateurs. On voit apparaître les leaders d’un groupe, ou du moins ceux qui le deviendront peut-être. Outre les jappements et les bonds, on observe fréquemment des chevauchements, interprétés à tort comme la seule marque de sexualité, lors qu’il y a beaucoup de chevauchements de type hiérarchique.

Rappelons qu’à l’état sauvage, l’individu qui chevauche un autre individu et arrive à l’immobiliser (et éventuellement lui faire baisser le regard) est le leader. On remarque certains individus mordillant ou léchant les babines d’un autre. Il peut s’agit de stimuler le réflexe de régurgitation de nourriture de la mère, mais pas seulement : ces attitudes sont aussi la marque d’allégeance envers un dominant, voire une stratégie pour tenter de limiter son agressivité.


Plaisir et divertissement

Le jeu procure du plaisir à celui qui l’exerce, c’est un comportement volontaire, libre de toute contrainte en ce qui concerne les jeux intraspécifiques (c'est-à-dire au sein d’une même espèce). Par contre, lorsqu’il s’agit de jeux entre humain et chien (interspécifiques donc), il s’agit que l’humain garde le contrôle de la situation, car elle peut malheureusement rapidement lui échapper si les limites ne sont pas clairement posées.


Les différents types de jeux








- activités sociales dont le but est d’établir des liens sociaux par les interactions entre tous (mère, congénères, maîtres). Il s’agit de jeux de poursuite, de prédation, de possession, de lutte, qui permettent de fixer les rapports de dominance, de contrôler l'agression entre les membres du groupe ou d'assurer sa cohésion.

- activités surabondantes : jeu solitaire avec une partie de son corps (queue, pattes), jeux de locomotion (courir sans but, sauter n’importe où et n’importe comment, cabrioler, caracoler, gambader, grimper sans but précis, se laisser tomber, nager pour rien, bondir...)

- exploration et manipulation : jeu avec un objet (que l’animal mordille, secoue, poursuit). Il peut exercer cette activité tout seul ou en interaction avec un autre individu (même d’une espèce différente de la sienne)

Les interactions sociales que sont les jeux, sont essentielles au bon équilibre du chien. En leur absence, ils s'ennuient, souffrent de solitude, et peuvent même se laisser dépérir.

Certains individus sont très joueurs et d’autres montrent très peu d’intérêt pour ces activités. On peut s’interroger sur les raisons d’un refus de jouer : lié à une douleur ou une maladie, à l’âge (les jeunes jouent beaucoup plus que les chiens adultes), ou encore à la volonté de l’animal de ne pas entrer en relation avec un congénère ou son propriétaire. Dans ce dernier cas, lorsqu’un chien répond peu aux sollicitations de jeu de ses maîtres, c’est peut être la nature de la relation qui les unit qui en est la cause. Les comportementalistes conseillent alors un repositionnement de chacun par rapport à l’autre dans la relation, pour voir l’animal, enfin clairement positionné dans sa meute, succomber facilement aux jeux initiés par ses maîtres.

Source : Laurence BRUDER SERGENT, Comportementaliste







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