Très souvent, le futur acheteur ne sait pas quelle différence il peut y avoir entre un chien avec pedigree de l’American Rare Breed Association (ARBA), de l’American Kennel Club (AKC), du Canadian Kennel Club (CKC), du Kennel Club (KC), de l’United Kennel Club (UKC) (« avec papiers ») ou d’une autre association et un chien « pure race sans pedigree ». Pour lui, la différence la plus frappante à première vue est le prix ! De plus, certains acheteurs d’un chiot désirent uniquement un compagnon de famille et ne voient pas l’utilité d’un pedigree.
Pour certain, le pedigree est vu seulement comme un simple papier par lequel un organisme confirme que les parents d’un tel chiot sont tel mâle et telle femelle. Il s’agit là d’une erreur fondamentale.
Tout d’abord, pour obtenir un pedigree officiel, l’éleveur a dû soumettre ses chiens d’élevage et ses installations à des contrôles rigoureux.
En effet, et contrairement à ce que beaucoup pourrait penser, il ne suffit pas que le père et la mère des futurs chiots soient titulaires d’un pedigree pour que les chiots qui vont naître soient considérés comme « pure race ».
De plus, l’adage qui veut faire croire que les bâtards ont une meilleure santé que le chien de race est aussi faux. Chez les chiens de race, les maladies susceptibles de l’affecter sont connues et répertoriées. Les éleveurs, de part les examens auxquels ils doivent soumettre leurs chiens, s’efforcent de les éradiquer. Chez les bâtards, c’est toujours le hasard qui « fait les jeux », et contrairement à ce qu’on dit, il ne fait pas toujours bien les choses, et leur propriétaire ne peuvent quelque fois s’en apercevoir que bien plus tard.
Un chiot vendu sur des petites-annonces avec la mention « pure race » ou « parents avec pedigree » doit vous rendre méfiant. C’est le chiot lui-même qui doit avoir un pedigree officiel, et pas seulement ses parents. S’il ne l’a pas, c’est probablement parce que ses parents, même s’ils ont un pedigree, n’ont pas réussi l’examen de sélection d’élevage. Cela peut cacher de graves tares héréditaires, qui ne peuvent être découvertes que bien plus tard.
Certaines personnes vendant de tels chiots vous certifieront qu’ils possèdent un pedigree et qu’ils proviennent d’un élevage respectable. Gardez néanmoins à l’esprit que les seuls pedigrees authentiques, qui certifient le respect des règles d’élevages avec des contrôles réguliers, portent par exemple la mention ARBA, AKC, CKC ou KC. Les pedigrees officiels restent des documents protégés, et leur falsification est punissable comme faux dans les titres (voir également la rubrique “Comment savoir si la personne qui vous vend un chien est réellement un éleveur reconnu par un organisme officiel ?”).
En achetant un chiot avec pedigree officiel chez un éleveur sérieux, vous mettez toutes les chances de votre côté pour avoir un chien sain et équilibré. N’oubliez pas que les soins et l’attention que l’éleveur va consacrer aux chiots durant leurs premières semaines de vie vont conditionner leur santé et leur caractère durant toute leur vie.
Les pedigrees officiels certifient que les Bichons Havanais qui en ont sont titulaires proviennent d’élevages qui sont soumis à des contrôles réguliers.
Comparaisons entre les obligations imposés aux éleveurs officiels de bichons havanais reconnus par un organisme officiel et les « autres éleveurs » ou « marchands de chiens »
Obligations concernant les soins apportés aux chiens ?
Pour les éleveurs officielles :
Oui. Les éleveurs officiels sont soumis à des contrôles réguliers et sévères. Tous les chiens des éleveurs officiels doivent être soignés et se trouver dans un état irréprochable.
Pour les « autres éleveurs » ou « marchands de chiens » :
Aucune obligation et aucun contrôle.
Obligations concernant les installations d’élevages et l’hygiène ?
Pour les éleveurs officielles :
Oui. Les installations des éleveurs officiels sont soumis à des contrôles réguliers. Chaque éleveur consciencieux devrait également disposer d'une place réservée aux chiens dans la maison, d’un espace pour s'ébattre à l'air libre et d’un parc d’ébats extérieur clôturé (dont le sol doit être composé principalement de matériaux naturels, et qui doit offrir des endroits ombragés, abrités du vent et couverts, avec un sol isolé de l'humidité et du froid, et avec un équipement aussi varié que possible pour offrir de nombreuses possibilités de jeux aux chiots).
Pour les « autres éleveurs » ou « marchands de chiens » :
Aucune obligation et aucun contrôle.
Obligations concernant la santé des chiens de l’élevage ?
Pour les éleveurs officielles :
Oui. En Suisse, les éleveurs reconnus par un organisme officiel font vermifuger et vacciner leurs chiens conformément aux directives de la société suisse des vétérinaires.
Pour les « autres éleveurs » ou « marchands de chiens » :
Aucun obligation et aucun contrôle. Il arrive dès lors que les chiots soient vendus sans aucun vaccin et sans avoir été vermifugés, avec toutes les conséquences que cela implique. Attention également : certains « éleveurs » ou « marchands de chiens » remettent aux futurs propriétaires des chiots des certificats de vaccination falsifiés !
Obligations concernant les contrôles vétérinaires visant à éradiquer les tares dans les races de chiens (pour les bichons havanais : dépistage de la luxation de la rotule –PL-, contrôle de la fontanelle et de l’atrophie progressive de la rétine –PRA-) ?
Pour les éleveurs officielles :
Oui. Les éleveurs séireux et reconnus par un organisme officiel font tester ou testent les rotules de leurs bichons havanais chaque année. Pour ces éleveurs, il va de soi que seuls les bichons havanais qui peuvent attester de résultats exempts de tare doivent être autorisés à l’élevage.
Dans notre élevage, les contrôles de santé pour nos bichons havanais reproducteurs ne s’arrêtent pas là. Nous faisons contrôlés les yeux de nos chiens pour détecter une éventuelle atrophie progressive de la rétine et la qualité de leur coeur, afin de ne sélectionner que des reproducteurs exempts de toute tare.
Pour les « autres éleveurs » ou « marchands de chiens » :
Aucune obligation et aucun contrôle. Ces contrôles vétérinaires sont certes nécessaires, mais relativement coûteux. Par manque de professionnalisme et par soucis d’économie, les « autres éleveurs » ou « marchands de chiens » ne font pas tester leurs chiens pour détecter ces éventuelles tares. Vous courrez dès lors le danger d’acheter un chien qui peut avoir de graves tares génétiques, qui peut faire exploser votre budget de frais vétérinaire et qui risque de mourir jeune.
Obligations concernant la limitation du nombre de portées par chienne et la nourriture des chiots issus de portées nombreuses ?
Pour les éleveurs officielles :
Oui. Les éleveurs officiels se conforment aux dispositions de l’organisme officiel duquel ils dépendent. L’âge minimum des reproducteurs et le nombre de portée maximum sont prescrits dans des réglementations internes.
De plus, les éleveurs sérieux soutiennent par une alimentation d’appoint les chiots issués d’une portée nombreuse.
Dans tous les cas, l’éleveur sérieux garde la chienne et les chiots à la maison pendant les 5 premières semaines de vie de ces derniers.
Pour les « autres éleveurs » ou « marchands de chiens » :
Aucune obligation et aucun contrôle. Chez ces « autres éleveurs » ou « marchands de chiens », les chiots issus d’une portée nombreuse n’ont pas droit à un traitement de faveur ni à une alimentation complémentaire adéquate. Leur croissance, la résistance de leurs os et de leurs ligaments en sera dès lors fortement affectées, ce qui se traduira inévitablement pas des problèmes de santé dans le futur. De plus, les femelles sont utilisées pour la reproduction à outrance, sans aucune considération pour sa santé et celles de ses futurs chiots.
Obligations concernant l’âge minimal de remise des chiots à leur futur propriétaire ?
Pour les éleveurs officielles :
Oui, les chiots ne peuvent être remis à leur futur propriétaire avant la fin de leur 8ème semaine de vie (voir 10ème pour certains organsimes). Selon la plupart des spécialistes, 8 semaines est l’âge idéal de remise du chiot à ses futurs propritétaires. En effet, à cet âge, le chiot est suffisament âgé pour prendre des aliments solides et suffisamment jeune pour se lier à vous rapidemment.
Pour les « autres éleveurs » ou « marchands de chiens » :
Aucune obligation. Pour beaucoup « d’autres éleveurs » et de « marchands de chiens », par manque de professionnalisme et par soucis d’économie, les chiens sont remis à leur futur propriétaire bien avant leur 8ème semaine de vie. Or, pour le bien du développement du chiot, la présence de sa mère est impérative jusqu’à sa 8ème semaine de vie.
Obligations concernant la socialisation des chiots ?
Pour les éleveurs officielles :
Oui. Une grande partie du travail de l’éleveur est de consacrer suffisamment de temps à la socialisation des chiots.
Pour les « autres éleveurs » ou « marchands de chiens » :
Aucune obligation. Vous courrez dès lors le risque d’acheter un chien qui n’a pas été suffisamment socialisé durant ses premières semaines de vie. Les problèmes que vous risquez de rencontrer dans le futur avec un tel chien seront suffisamment importants pour vous faire amèrement regretter de ne pas avoir choisi un chiot chez un éleveur officiel.
N’oubliez pas :
Seuls des chiots provenant d’éleveurs responsables commenceront leur vie sur de bonnes bases. En effet, la socialisation des chiens doit impérativement commencer dès leur naissance. Au cours des huit premières semaines de vie, le chiot met en place les bases de son adaptation ultérieure à son environnement. La peur des humains, des autres chiens, des objets ou des bruits vient dans la plupart des cas d’une socialisation déficiente au tout début de la vie du chien. L’éleveur consciencieux assure un développement optimal des chiots en les plaçant dans un environnement comparable à celui qu’il aura lorsqu’il sera adulte. A cet effet, les chiots devront être régulièrement manipulé et exposé des stimuli les plus variés (bruits divers, déplacements en voiture, marchande dans la foule, bus, train rencontres avec d’autres animaux, contacts avec des personnes, etc.). L’éleveur contrôlera aussi régulièrement sa capacité d’inhibition de la morsure ainsi que sa capacité de soumission ou d’apaisement. Par son expérience et son observation, l’éleveur sera donc capable de conseiller au mieux les futurs acquéreurs sur le ou les chiots qui pourraient leur convenir.
Et autant le mentionner clairement une fois pour toutes : non, ce n’est pas le pedigree qui coûtent cher, mais bien les frais engendrés par le respect des règles imposées par les organismes officiels pour le bien-être du chien. Mais c’est uniquement à ce prix que l’éleveur pourra obtenir des chiots en parfaite santé, avec un caractère équilibré et possédant un haut degré des caractéristiques de la race. La différence de prix entre un chien avec un pedigree officiel (que ce soit de l’ARBA, de l’AKC, de la CKC, du KC OU de l’UKC) et un chien « sans papiers » est incontestablement un investissement rentable sur le long terme, tant du point de vue de sa santé que de son caractère.
Comment reconnaître un éleveur de bichons havanais sérieux et responsable ?
· L’éleveur doit être un éleveur officiel reconnu par un organisme officiel (selon les critères mentionnés ci-dessus).
· A votre demande, l’éleveur ne doit pas hésiter à vous montrer ses installations d’élevage. Celles-ci doivent être propres, aérées et jouir d’une bonne luminosité.
· L’éleveur responsable doit s’intéresser aux futures conditions de détentions des chiots auprès des acheteurs potentiels.
· L’éleveur sérieux ne doit pas marchander le prix d’un chiot. Il doit s’agir d’un prix fixe.
· Lors de l’achat d’un chiot, vous devez recevoir un contrat détaillé.
· A votre demande, l’éleveur ne doit pas hésiter à vous montrer les pedigrees de ses chiens. Il ne s’agit pas ici de documents « secrets » ou «confidentiels ». Il doit s’agir de document officiel, portant le sigle de l’ARBA, de l’AKC, du CKC, du KC, de l’UKC ou d’un autre organsime.
· A votre demande, l’éleveur sérieux vous indique le nom de ses chiens et leur élevage de provenance.
· Les chiens de l’élevage doivent être sûrs d’eux et ne doivent pas être peureux. Ils doivent bien nourris et bien entretenus.
· L’éleveur sérieux ne doit vendre que des chiots avec pedigree.
· Tous les chiens de l’élevage, y compris les chiots, doivent être munis d’une microchip.
· L’éleveur responsable doit être disposé à répondre à vos questions et à vous donner des conseils même après la vente du chiot.
Dans tous les cas, et indépendamment de ce qui précède, renoncez impérativement à acheter un chiot sur une seule des conditions suivantes est remplie, car dans ce cas vous avez à faire à des marchands de chiens sans scrupules :
· L’éleveur consent à vous vendre un chiot à moindre prix si vous renoncez à la remise de son « pedigree ».
· Le vendeur du chien n’a pas élevé lui-même le chien qu’il veut vous vendre.
· La mère des chiots n’est pas visibles (la mère des petits DOIT être présente).
· La remise du chiot a lieu avant leur 8ème semaine de vie.
· Le chiot vous est vendu sur une place de parc, dans la rue, ou dans un endroit similaire.
· Le chiot est extrêmement peureux et craintif.
Important :
Dans différents pays d’Europe, on trouve des élevages de chiens en batterie, qui ne sont soumis à aucun contrôle. Les femelles mettent bas deux fois par an, jusqu’à ce que mort s’ensuive, dans des conditions d’hygiène épouvantable, sans jamais sortir de leur minuscule clapier. Certains de ces chiots sont revendus en Suisse, pour un prix allant de quelques centaines de francs à celui d’un chien avec pedigree. Dans plusieurs pays voisins de la Suisse, certains de ces chiens sont revendus dans des animaleries, enfermé dans des cages de verre. La plupart de ces chiots ont une santé déficiente, sont non socialisés et conserverons leur vie durant un caractère perturbé, voir agressif. En achetant de tels chiens, même par pitié, vous favorisez ce genre de commerce et vous courrez au-delà de nombreux problèmes qui, malheureusement, ne tarderont pas à vous faire regretter votre acte : problèmes de comportement et d’agressivité, frais vétérinaires élevés, et certaines fois décès du chien durant ses premières années de vie. N’encouragez jamais ce genre de trafic, vous vous rendriez complice des mauvais traitements infligés à ces animaux.